lundi 9 novembre 2015

Marron, marronnage

L'autre jour, dans la forêt de Soignes (en Belgique), j'ai fait une rencontre avec ce petit animal :


Il s'agit d'un Tamia de Sibérie, une sorte de petit écureuil rayé.

On dit que cette petite bête est "marronne", non pas à cause de sa couleur, mais parce que "Marron" désigne un animal domestique qui s'est échappé et est retourné à la vie sauvage. C'est le cas du tamia de Sibérie, qui comme son nom l'indique est originaire d'Asie, et qui a été importé en Europe dans les années 60. Il a été vendu en animalerie comme animal de compagnie. Beaucoup d'entre eux se sont échappés de leurs maisons (ou ont été libérés par leurs propriétaires), et ces animaux ont colonisé les forêts d'Europe.

C'est le cas également des chiens errants, des cochons sauvages, des pigeons ramiers, les chats sauvages, beaucoup d'animaux n'ayant pas de difficulté à revenir à la vie sauvage. Tous ces animaux sont désignés comme "marrons"

Ce mot vient des Antilles Françaises, et désignait  au XVIIème siècle un animal ou une plante sauvage (de l'espagnol cimarron, signifiant "montagnard").

Par extension, les colons nés aux Antilles ont utilisé cet adjectif pour désigner les esclaves noirs qui étaient parvenus à s'évader. On les appelait alors les "nègres marrons". Le marronnage était l'action de s'évader, souvent sanctionnée très cruellement (tués ou mutilés). 

Un groupe de musique porte d'ailleurs le nom de "Nèg' marrons" en hommage à ces hommes qui ont tenté de gagner leur liberté.


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